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Le vivant à l'oeuvre

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​Et si le vivant pouvait participer à la création de l’œuvre ?

À partir de mes expérimentations avec Physarum polycephalum, organisme unicellulaire dépourvu de cerveau et de système nerveux, j’explore les frontières entre phénomène biologique et geste artistique, entre trace, signe et dessin.

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J’observe ses déplacements, ses réseaux, les traces qu’il abandonne et les transformations biologiques qui jalonnent son cycle de vie. Je les réinterprète à travers le dessin, l’aquarelle, la peinture et la vidéo, cherchant dans ces formes du vivant une matière à la fois visuelle et conceptuelle.

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Mais je tente également de travailler avec lui : créer les conditions dans lesquelles l’organisme participe directement à l’émergence de formes et de traces, jusqu’à poser cette question un peu vertigineuse : peut-on faire dessiner un organisme sans cerveau ?

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Une recherche à la croisée de l’art, de la science et du langage, où demeure une question volontairement ouverte :

À quel moment une trace produite par le vivant devient-elle une œuvre ?

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Physarum polycephalum, time-lapse — Tim Tim (VD fr), CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons

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© Janick Laberge

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